• Le droit du plus fort

    L'accord douanier de l'UE avec les Etats-Unis est considéré par les experts comme « catastrophique » pour l'économie de l'UE. L’administration Trump envisage désormais des sanctions contre les représentants de l'UE.

    WASHINGTON/BRUXELLES (rapport exclusif) - L'administration Trump envisage des sanctions contre les représentants de l'UE et de ses États membres qui sont responsables de la mise en œuvre des règles européennes sur les plateformes en ligne. Selon certaines informations, ils pourraient par exemple se voir imposer une interdiction de visa. La raison en est que les entreprises Internet US trouvent gênante l'obligation imposée par l'UE de retirer des médias sociaux les contenus ouvertement discriminatoires, glorifiant le nazisme ou incitant à la haine, conformément au Digital Services Act. Le débat sur les sanctions intervient après que le gouvernement des États-Unis a réussi à imposer ses objectifs dans les négociations tarifaires avec l'UE et à imposer à la Commission européenne un accord que les experts considèrent comme « catastrophique » pour l'économie de l'UE. Ainsi, les livraisons de l'UE vers les Etats-Unis seront soumises à des droits de douane de 15%, alors que les livraisons des Etats-Unis vers l'UE seront exemptées de droits de douane. En outre, Washington insiste pour que l'UE prenne des mesures qui la rendent ouvertement dépendante des Etats-Unis pour les matières premières essentielles. Enfin, l'UE devrait réduire massivement son commerce avec la Chine et être liée aux Etats-Unis sans autre alternative. Lire la suite

  • Un plan pour « priver la Russie de son pouvoir »

    Un nouveau document stratégique appelle l'UE à « priver la Russie de son pouvoir » dans les régions prioritaires de sa politique étrangère. Le document présente des propositions de mesures pratiques de l'UE contre la Russie.

    PARIS (rapport exclusif) - L'Institut d'études de sécurité de l'Union européenne (IESUE) publie un nouveau manuel stratégique proposant des mesures pour « priver la Russie de son pouvoir » dans les régions prioritaires de sa politique étrangère. Le document, qui fait partie de la série des Chaillot Papers, la publication phare de l'IESUE, analyse par exemple la « guerre hybride » de la Russie, mais se concentre surtout sur sa position dans cinq régions stratégiques du monde - la Chine, la région Asie-Pacifique, le sud de la Méditerranée, l'Europe du Sud-Est et l'Afrique subsaharienne. Par exemple, bien que la Chine soit le principal partenaire de coopération stratégique de la Russie, il a été démontré que Pékin réagit aux pressions, ce que l'UE peut exploiter. La Russie dépend de la région Asie-Pacifique pour contourner les sanctions grâce à ses exportations de pétrole. Dans le sud de la Méditerranée, en revanche, Moscou a subi un échec avec la chute du gouvernement Assad. Alors qu'elle s'efforce d'empêcher l'expansion de l'OTAN dans le sud-est de l'Europe, elle s'impose en Afrique subsaharienne sur le plan militaire et avec des émetteurs étrangers. L'UE peut y contrer l'influence de la Russie par des campagnes de propagande. Lire la suite