L'Afghanistan, ou Koenigs prend ses nouvelles fonctions, est un des centres névralgiques de la politique moyen-orientale allemande. L'Allemagne est le plus grand fournisseur de troupes au sein de l'armée de l'OTAN, qui, sous mandat de l'ONU, occupe des fonctions d'occupation, et organise la constitution de la police afghane.[1] Un ancien ministre et un ministre actuellement en poste sont réputés êtres des "agents d'influence" des services secrets allemands à l'étranger [2], des entreprises allemandes s'efforcent d'obtenir des parts substantielles des fonds d'aides [3]. Parmi les projets d'influence allemands, on compte également des projets substantiels dans les domaines de l'éducation et universitaires, qui visent l'attachement des futures élites.[4] Avec la prise de fonctions de Koenigs, l'influence allemande au sein de l'UNAMA croît; l'émissaire de Berlin amène avec lui des forces supplémentaires de la Bundeswehr, et est accompagné de collaborateurs du ministère allemand du développement [5] - L'édification de l'administration des Nations Unies sous l'égide allemande.
Proche collaborateur
Koenigs, naguère ancien dirigeant de "Bündnis 90/Die Grünen", travaillait déjà dans les années 1970 et 1980 en étroite collaboration avec le futur ministre des affaires étrangères Fischer. Peu après les bombardements de la Yougoslavie, a laquelle la Bundeswehr avait également été associée, il se mit à la disposition de ministère des affaires étrangères dans les pays conquis - comme chargé d'affaires pour l'administration civile du Kosovo avec un mandat de l'ONU. Du fait de la résolution 1244 du 10 juin 1999 ("Souveraineté et intégrité territoriale de la République fédérale de Yougoslavie" [6]), Koenigs aurait été obligé de tout mettre en œuvre pour éviter un morcellement de la province de sud-Serbie. De fait, Koenigs se servait de sa position, pour prendre des mesures visant à obtenir la sécession du Kosovo, voulue par Berlin.[7]
Noyau
A peine Koenigs avait-il pris son poste ("représentant spécial pour l'administration civile") le 24 août 1999, que l'on commença la formation de terroristes de l'UCK, associés à la construction de l'appareil de sécurité kosovar - sous le regard de Koenig. Celui-ci accepta la transformation du groupuscule terroriste UCK en une prétendue unité de police civile ("corps de protection du Kosovo"), tout comme il accepta leur mise a niveau technique grâce à des fonds de Bruxelles - d'un montant de cinq millions d'Euros.[8] La structure terroriste de l'UCK est restée intacte au sein de la police, elle a même été considérée, officieusement, comme étant de nature stabilisante. Cet état de fait a été consolidé sous le mandat de Koenigs. Il n'y a que peu de temps, l'UCK démontrait, en présence du ministre des affaires étrangères allemand, qu'elle avait maintenue sa pleine capacité d'actions.[9] Elle passe pour être le noyau de la future armée de l'état sécessionniste du Kosovo.
Provocation
Au cours de la deuxième année du mandat de Koenigs, des mesures ont été prises, qui rendent impossibles l'accomplissement régulier d'élections démocratiques, et favorisant le renversement du gouvernement en octobre 2000. Les élections présidentielles et parlementaires, prévues à l'échelle nationale, dans toute la Yougoslavie pour le 24 septembre 2000, sont alors "une provocation politique" pour Koenigs, du fait de la résolution 1244, elles ne pouvaient toutefois "pas être empêchées". Suite à cela, le diplomate du ministère des affaires étrangères décida alors de suspendre les élections, pourtant légales, dans les bâtiments officiels de sa juridiction.[10] Cette décision, appliquée au sein du mandat de l'ONU, poussa la non-reconnaissance de la souveraineté yougoslave a ses sommets, et encouragea le boycott des élections par la population albanophone du Kosovo, aida donc a délégitimer a l'échelle internationale la consultation, et favorisa donc les préparatifs de renversement, auxquels la politique étrangère de Berlin a prêté main-forte.[11]
Affaires
L'édification d'un régime d'occupation massivement policier, sous mandat de l'ONU, est également à mettre au crédit de Koenigs. A la mi-mars 2001 - Koenigs était alors en poste depuis 19 mois - le politicien issu des Verts avait ordonné le déploiement de 4340 policiers étrangers au Kosovo, dont 366 allemands - les forces autochtones de police ont été laissées a un niveau de 3600 hommes. Dans le même temps, des entreprises allemandes ont conclu des contrats lucratifs dans la juridiction de Koenigs. Comme le rapporte la "Bundesdruckerei" (imprimerie allemande, note du traducteur), elle avait déjà conclu, en 1999, un contrat avec le Kosovo portant sur la livraison de systèmes de documents d'identité.[12] Le politicien vert et ancien ministre d'état aux affaires étrangères Volmer, issu de la même formation politique que Koenigs, avait alors fait office d'"intermédiaire" dans les affaires de la "Bundesdruckerei".[13] Courant été 2002, il a été rendu public que les contrats portant sur la fourniture des permis de conduire officiels a également été remporté par une entreprise allemande.[14]
Pas toujours dans le cadre
Au cours de l'année précédente, Koenigs avait, en qualité de chargé d'affaires du gouvernement fédéral, appelé au respect planétaire de droits fondamentaux, et s'était focalisé sur des états lointains (République populaire de Chine, Fédération Russe, Cuba). Toutefois, cette exhortation excluait des plaintes à l' encontre membres des forces de sécurité et de membres du gouvernement de son pays d'origine, auxquels Koenigs ne voulait pas reprocher d'avoir profité sciemment d'informations obtenues sous la torture. "L'obtention d'informations ne se fait (...) pas toujours dans un cadre respectueux des lois", comme périphrasait le chargé d'affaires pour les droits de l'homme les pratiques du gouvernement allemand.[15] Sur sa vision de son poste de gardien des standards humanitaires, Koenigs commenta: "Je suis part de l'administration du ministère des affaires étrangères, et dépends du ministre".[16]
Obligations découlant de la fonction
Koenigs commença sa carrière politique comme opposant à la guerre du Viêt-Nam et en tant qu'ami de la Yougoslavie, qu'il visita au cours d'un déplacement dans la région adriatique au début des années 1970. Suite à la désagrégation des mouvements d'opposition extraparlementaires, il s'organisa chez les Verts. Communément avec un cercle de proches du futur ministre des affaires étrangères Fischer, il représenta le parti, d'abord au niveau municipal, puis régional. La coopération critique mena à l'exercice de nombreuses fonctions et promût la compréhension d'obligations découlant de ces fonctions, qui se traduisirent par des guerres après la réunification allemande.





