Dans une nouvelle variante d'intégration supranationale, l'officieux "Institut de géographie humaine" de Leipzig projette de regrouper sept régions d'Europe de l'est en une seule, qui en plus devrait être ouverte à la "coopération internationale".[1] Des régions frontalières de la Pologne et de la Serbie sont aussi concernées. Il attribue à l' "espace carpate" une communauté ethnique, qui est sous-divisée en peuplades. Les statistiques concernées font remarquer une augmentation inquiétante du nombre de "gitans".[2] Il s'y trouve également un avertissement sur leur "taux de natalité élevé" qui laisse prévoir une surreprésentation dans "l'espace ethnique". Parmi les "ethnies" on compte également les juifs.[3]
Démantèlement des Etats-nations
Les géostratèges allemands portent une attention particulière à la région frontalière du sud-ouest de l'Ukraine, qu'ils nomment "Transcarpatie". Cette région est traversée par le corridor de transport n° 5, qui relie Budapest à Lvov (Lemberg) et qui y croise le corridor de transport n° 3 (Berlin-Kiev). Les pipe-lines transcontinentaux "Druschba", "Bratsvo", "Sojus" et "Progress" traversent aussi la Karpatska Ukraina, comme le font remarquer ces études allemandes. La mention de ces routes de transport souligne l'intérêt économique qui se cache derrière cette politique de démantèlement des états-nations dans cette région frontalière au sud-ouest de l'Ukraine qui doit être intégrée dans la "structure de sécurité européenne, de préférence avec une coopération étroite avec l'OTAN".[4] En cas d'événements imprévus les "chercheurs" discutent une éventuelle sécession de la Transcarpatie qui pourrait faire partie de la Hongrie ou de la Slovaquie. Une autre option serait l' "indépendance" ou une forme d' "autonomie" non spécifiée. Ces réflexions annoncent un démantèlement des états-nations, au cas où leur intérêt économique pourrait être entravé par des évenements perturbateurs.
Orientation globale
De telles OPA hostiles contredisent les conceptions "de l'espace" qui ont été conçues en Allemagne jusqu'à présent. Elles prévoient la parcellisation des états-nations concernés qui seraient démantelés en Régions pour affaiblir les capitales et pour exposer ces pays aux forces centrifuges de la concurrence ("L'Europe des Régions"). D'après ce concept qui est mis en œuvre par une organisation proche du ministère des affaires étrangères, l'Europe serait couverte d'un nombre suffisamment élevé d' "Eurorégions", qui graviteraient autour de l'Allemagne, le seul Etat-nation cohérent. Cette tactique hégémoniale est de plus en plus mise en question car la vitesse de l'élargissement vers le sud et le sud-est ne supporte pas de mesures additives au niveau régional. C'est ce qui ressort d'une analyse allemande récente sur les avantages et désavantages de la propagande officielle réclamant que l'UE devrait arrêter de promouvoir le "faux modèle d'une 'Europe des Régions`".[5] Les moyens qui sont prévus dans le fonds européen de développement régional pour les nouveaux états membres de l'UE ont tellement "fait défaut aux régions occidentales et provoqué des réactions hostiles" qu'il pourrait y avoir le risque d'une "déstabilisation systémique dans l'ensemble de l'Europe". Au lieu de jouer avec le concept tactique de la Régionalisation on devrait "faire avancer l'idée européenne" - une Europe qui intervient partout dans le monde avec une orientation globale.





