Comme l'explique un communiqué de presse, la Fondation
hambourgeoise instrumentalise le nom d'Albert Schweitzer pour
pouvoir reprendre pied en Alsace et dans le reste de la France.
1)Plusieurs tentatives du même type consistant à
réapparaître sous un déguisement culturel ont échoué depuis la fin
de la Seconde Guerre mondiale. En 1996, l'université et le conseil
municipal de Strasbourg ont interrompu leur participation à
l'attribution d'un
,,prix Strasbourg"que Toepfer avait lancé dans la région où
il avait servi le nazisme. En 2000, le président du Sénat français
a annulé la remise d'une
,,médaille Robert Schuman", après qu'on eut attiré son
attention sur la carrière politique du mécène désireux d'attribuer
cette distinction.
Ordre nouveau
Pendant la période d'occupation de la France, les entreprises
Toepfer ont pris une part active au pillage du pays; elles ont
livré de la chaux pour les fosses communes du ghetto de Lodz et
elles ont acquis d'immenses quantités de cet or volé par
l'Allemagne aux victimes de l'extermination industrielle. Après
1945, Toepfer a employé plusieurs criminels nazis
2)et il a financé Thies Christophersen, l'auteur du
livre négationniste Die Auschwitz-Luege (Le mensonge d'Auschwitz).
Malgré des liens aussi évidents avec le nazisme, Toepfer a toujours
joui du soutien de l'Etat; il faut dire qu'il le servait en
co-finançant les minorités (
,,Volksgruppen") germanophones à travers le monde. Même
après le décès de Toepfer, en 1993, la coopération entre l'Etat et
la Fondation au service d'une réorganisation du continent suivant
des critères ethniques a continué. En 2002, l'Institut Historique
Allemand de Paris a essayé de rendre la Fondation Toepfer
,,persona grata"à Paris mais il a échoué.
3)En 2004, on a appris que la chargée de mission du
gouvernement fédéral pour la culture et les médias, Christina
Weiss, était employée par l'une des fondations de Toepfer à
Hambourg.
4)
Expansion
La convergence organisationnelle et personnelle entre la
Fondation et l'Etat permet de faire avancer la vision commune d'un
Etat fédéralisée, éclaté en régions au sein desquelles des milliers
de
,,groupes ethniques"peuvent suivre leurs propres
,,coutumes". Bien entendu, pour atteindre un tel objectif,
il faut obligatoirement que, parallèlement la politique allemande
se fixe pour objectif de faire éclater les Etats qui ont en leur
sein des minorités. Comme le montre Pierre Hillard, spécialiste
français de l'Allemagne, dans une étude récente, une telle
,,Europe des régions"laisse la seule Allemagne intacte (et
même la voit gagner en étendue).
5)Tous les autres Etats sont condamnés à l'éclatement.
Les frontières d'un tel ordre ethnique continental ont été
reproduites sur une carte de l'Europe réalisée et distribuée par le
groupe Verts/European Free Alliance au Parlement européen.
6)
Régions sans Etat
La carte dont nous parlons, de facture très récente, prive la
France de plusieurs territoires, en particulier de cette terre si
appréciée par la Fondation Toepfer, l'Alsace. L'Allemagne agrandit
son
,,domaine ethnique"et s'unit aux groupes ethniques
autrichien et suisse germanophone. Une
,,Silésie"devenue autonome est définitivement retirée du
territoire souverain polonais, pour être rattaché à Berlin.
L'Italie perd la Vénitie et l'Emilie-Romagne, l'Espagne son accès à
la Méditerranée; Madrid doit se contenter d'un territoire encerclé
par les régions ethniques que seraient l'Aragon, l'Andalousie, la
Galice, la Catalogne, le
,,pays de Valence", le pays basque. Le groupe des
Verts/European Free Alliance considère que les germanophones de
Belgique appartiennent au groupe des
,,nations et régions privées d'Etat", tout comme le Haut
Adige (Tyrol du Sud, la Flandre, la Corse et la Cornouaille (qu'ils
appellent
,,Kernow").
Réseau
Si l'on en croit Pierre Hillard le réseau idéologique et
personnel qui constitue l'ethno-régionalisme européen est une toile
tissée depuis Berlin. Le financement provient essentiellement du
Ministère Fédéral de l'Intérieur et la personne en charge du
dossier, selon l'auteur français que nous citons, serait le Dr.
Detlev Rein, qui a rang de fonctionnaire ministériel
(Ministerialbeamter).
voir aussi Ordre ethniqueet Qu'y a-t-il derrière le ,,Prix Albert Schweitzer"?
1) Qu'y a-t-il derriere le ,,Prix Albert Schweitzer"? Communique de presse, 2 septembre 2004
2) Edmund Veesenmeyer, Hans-Joachim Riecke
3) voir aussi Vers la réhabilitation d'une fondation allemande au lourd passé au service du nazisme, grâce aux bons offices de l'Institut Historique Allemand à Paris?
4) voir aussi Droits de l'homme
5) Pierre Hillard: L'Eclatement regionaliste de l'Europe; Balkans-Infos (B.I.) No 91, Septembre 2004, Paris
6) voir aussi Ordre ethnique
voir aussi Remise du Prix Joseph Rey de la fondation allemande Johann Wolfgang von Goethe-Stiftung de Bâle, le samedi 11 janvier 2003 à Colmar, à M. Lothar Spaeth, ancien ministre-président du land de Bade-Wurtemberg
voir aussi Ordre ethniqueet Qu'y a-t-il derrière le ,,Prix Albert Schweitzer"?
1) Qu'y a-t-il derriere le ,,Prix Albert Schweitzer"? Communique de presse, 2 septembre 2004
2) Edmund Veesenmeyer, Hans-Joachim Riecke
3) voir aussi Vers la réhabilitation d'une fondation allemande au lourd passé au service du nazisme, grâce aux bons offices de l'Institut Historique Allemand à Paris?
4) voir aussi Droits de l'homme
5) Pierre Hillard: L'Eclatement regionaliste de l'Europe; Balkans-Infos (B.I.) No 91, Septembre 2004, Paris
6) voir aussi Ordre ethnique
voir aussi Remise du Prix Joseph Rey de la fondation allemande Johann Wolfgang von Goethe-Stiftung de Bâle, le samedi 11 janvier 2003 à Colmar, à M. Lothar Spaeth, ancien ministre-président du land de Bade-Wurtemberg





